Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 19:24

Jean-Luc005.jpg

 

 

 

"EYOLA ou les Muses de Serge", dernier roman de Jean-Luc - ou Isengrin - est publié sur Bookédition, il suffit de cliquer sur la vignette pour y atterrir...

 



Acheter Eyola ou les Muses de Serge

 

 

 

 

 

 

Je me permets de vous annoncer la publication sur Bookédition de "Passage vers un ailleurs", qui recueille deux nouvelles que j'avais écrite pour mon frère Ysengrin : Le Guerrier et le Loup, et L'au-delà.

 

 

Acheter Passage vers un ailleurs  

 

 

 

Gros bisous de Patou

 


Par ysengrin45 - Publié dans : Nouvelle. - Communauté : les exilés d'orange
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Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 18:02

Amis d'Ysengrin, j'arrête le site et vous dis aurevoir...

Je vous remercie de tout mon coeur d'avoir redonné vie à l'arbre à palabres par vos poèmes et vos messages...

 

J'imagine que vous le savez, Ysengrin faisait preuve de générosité dans son travail d'éducateur spécialisé pour  enfants malades mentaux. Dans ce monde parfois dur, Ysengrin rêvait d'une "oeuvre commune" entre blogueurs... d'où est né l'arbre à palabres...


Je laisse le site ouvert pour l'instant. Quand le dernier roman d'Ysengrin,

Eyola, sera publié, (problablement à BookEdition)  je mettrai un lien sur le site. Mais cela peut être assez long. Si vous en exprimez le désir, je viendrai sur votre site pour vous en informer.

 

Je vous délivre deux derniers poèmes d'Ysengrin...

 

Je vous souhaite à tous le bonheur de continuer votre site que j'ai eu le plaisir de visiter.... et du bonheur tout simplement... Un énorme bisou de Patou

 

________________________________________________________________________________________________

 

 

La lumière s'adoucit dans le jour déclinant... Le vent tourbillonne autour de l'arbre, et on entend la voix d'ysengrin, âme de poête...

 

Symbole

 

Repousser le vide en quelques lignes,

Remplir l'instant de quelques signes,

Pourtant ma vie est pleine

Qui devrait être sereine.

 

Alors quelle est cette pulsion

Qui m'enjoint  d'écrire

Transformer l'émotion

Et tenter de dire ?

 

Une béance angoissante

Qui tel un trou noir

Absorbe l'énergie vivante

En un gigantesque éteignoir...

 

Seules les courbes elliptiques

Des formules symboliques

Peuvent repousser l'épouvante

En constituant l'humanité parlante.

 

Le langage tisse les liens

Qui rattachent aux siens,

Et nous empêche de sombrer

En ce qui ne peut s'énoncer,

Faisant de l'autre le salvateur

Qui arrache à l'intime peur.

 

De la parole qui caracole

A l'écrit qui se transcrit,

J'évoque la farandole

Des meilleurs esprits

Au pic de la Mirandole

Pour crier : je vis !...

 

Pour énoncer que le symbole

Fait que l'on survit..

 

 

Le soleil disparait à l'horizon, laissant une lueur rougeoyante sur la terre. Dans un dernier tournoiement du vent qui fait frémir l'arbre à palabres, la voix d'Ysengrin reprend, douce et claire...


Soir

 

Le ciel limpide se reflète

Dans le miroir étal de l'eau,

Goûtons l'heure si parfaite

Qui nous fait tel cadeau.

 

Sous l'imaginaire caresse

L'âme du poète se redresse

Planant sur l'eau qui luit,

Elle déploie sa liesse

A l'assaut de la nuit.


Par ysengrin45 - Publié dans : Poésie - Communauté : les exilés d'orange
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Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 23:08

L’arbre à palabres se dresse dans toute sa force et le vent chasse les nuages pour laisser passer un rayon de soleil qui dore le ciel, alors qu’on entend la voix de Lagardère…

 

oh! bel arbre de montagne tu connais bien mon âme
tu fais des envieux , ceux qui passent te blâme
seul sur cette hauteur , tu me regardes en rêvant
mais tu me reconnais , car tu me vois souvent
tu sais cette grosse pierre , où je m'assois l'été
ta sève , une humble goutte en étoile y est tombée
les nuages t'admirent , parfois te coupent le jour
cette contemplation emplit ton cœur d'amour
tu me vois souvent dans cette vallée de verdure
je te dis tous les mots de mon esprit nature
je pose des questions à tes rameaux palpitants
mon regard te poursuit et t'admire en même temps
attentif à tes bruits qui me parlent un peu
oh! bel arbre , tu vois fuir l'homme et chercher dieu
tes feuilles qui tressaillent à la pointe des branches
couve un seul nid qui sème ses plumes blanches
oh! bel arbre gris où vert , parfois sombre , parfois doux
tu sais que je suis de tout mon cœur présent avec vous
comme au ciel , avec ton cœur , ton culte à dieu s'élance
je rêve de l'oubli , comme vous dans le silence
seules sur quelques ravins s'entendent des sources vives
sur tes branches les petits oiseaux jouent aux convives
quand je suis avec et prés de toi , arbre de grands bois
tu m'entoure , me cache , me parle et me donne ta foi
avec toi dans la solitude , je rentre sur moi même
je sens quelqu'un de grand qui m'écoute et qui m'aime
j'ai découvert ton aura , tu ne peux l'ignorer
mes yeux se ferment , et avec toi je peux rêver
sous ton auguste branchage solitaire
ton ombre, ta verdure, partagent mon mystère
celui que la vie m'a obligé à vivre un jour d'été
découvrir ma vie dans toute cette immensité


Par Lagardère - Publié dans : Poésie
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Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 19:31

Le vent souffle dans l'arbre à palabres dont le feuillage frissonne alors que la voix d'Ysengrin nous délivre message... issu d'un lointain futur...

 

Message

 

Je vous parle de loin,

De plus loin que vous pouvez penser,

D'âges lointains et brumeux,

Plus loin que les äges....

 

Je suis une femme,

Une femme dont vous ne pouvez rêver,

Car je n'ai pas d'âge...

Je ne viendrai que bien plus tard...

 

Nous sommes en sixième aire,

Partout ne croit que le désert,

Les hommes ont presque disparu,

Des animaux il n'y a presque plus.

 

Je vous parle comme je peux,

De si loin, si faible,

Mais écoutez-moi !

La terre est brûlée,

Et les hommes meurent,

Ils se battent pour l'eau,

Mais il n'y a plus d'eau...

 

Encore je tente de vous parler

Du drame qui est arrivé,

Vous allez devoir l'affronter,

La disparition est proche de l'humanité.

 

Vous devez vous en persuader,

Je dois vous prévenir,

Vous si loin,

Du danger qui vous guette.

 

Hommes du passé, je vous aime,

Je vous aime,

Mais pensez au drame que vous programmez.

 

Vous qui m'écoutez,

Vous ne pourrez plus me trouver,

Je suis loin, si loin de vous.

Eh ! Oui, vous avez du mal à le penser,

Je ne suis pas encore née.

 

Parfois nous aimons nous rappeler

Comme la lune était belle

Dans le ciel étoilé,

Comme c'était pure merveille...

Je veux dire... je veux dire...

Aidez-moi,

Le coeur peine, vous le savez,

Ce n'est pas le pire,

Mais derrière notre ciel opaque,

On ne peut plus l'admirer.

Notre ciel n'est plus qu'un affreux cloaque.

 

Notre terre, nous l'avons longuement empoisonnée,

Vous à qui je tente de parler,

Vous continuez à l'empoisonner,

Nous sommes vos héritiers condamnés.

 

Jadis en septembre,

Vous pouviez compter les pluies,

Rappelez-vous septembre,

Rappelez-vous,

Jadis en semptembre...

 

Il n'y a plus d'oiseaux dans le ciel,

Les cieux sont rouges violacés,

Ce soir à l'heure de la veille,

Il faudra rêver l'opiacée,

 

Les mutants se cachent,

A l'heure de la chasse,

Les prédateurs enivrés

Tuent pour se délivrer.

 

Ah ! Comme j'aimerai vous transmettre ce qui m'anime

A travers ces abîmes,

Pouvoir une fois encore intépréter un texte,

Vous en donner la chaleur, le grain, la valeur,

 

Comme les hommes autrefois

Transmettaient leurs créations d'amour,

Comme ces hommes autrefois

Pouvaient aimer les femmes,

Aimer les femmes,

Aimer...

Par ysengrin45 - Publié dans : Poésie - Communauté : les exilés d'orange
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Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 23:26

Sous le feuillage de l’arbre à palabres, Anne Marie nous parle d’une voix sensible et vibrante qui parcourt la savane avec le vent jusqu’aux dernières lueurs dorées du soleil...

 

Sous ton arbre…

 

Sous ton arbre à palabres je viens Ysengrin

Déposer mon fardeau lourd encor de chagrin

Mais aussi quelques fleurs à l’odeur enivrante

En hommage, poète, à ta verve charmante

Sous ton arbre l’ami, se partagent les maux

Tout autant que les rêves d’un monde plus beau

Où règneraient sans fin l’amour et la sagesse

Où ceux qui nous gouvernent tiendraient leurs promesses

Sous ton arbre le Loup, j’entends toujours ta voix

Tes rimes qui mettaient les femmes en émoi

Ah combien nous l’aimions ta poésie légère

Et ta grivoiserie devenue légendaire !

Sous ton arbre griot tu nous as rassemblés

Amoureux fou des mots, chantre de l’amitié.

Aujourd’hui une fée perpétue la légende

De ce fier Baobab que ton esprit transcende

Comment te remercier de nous avoir offert

La douceur de son ombre au milieu du désert

Sous ton arbre, Ysengrin, seule dans la nuit noire

Je t’écoute apaisée raconter tes histoires…


 

Par Anne-Marie Lejeune - Publié dans : Poésie
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