Samedi 7 novembre 2009
  
    Quelques-uns d'entre vous me demandent gentilment des nouvelles sur mon état de santé. Vous vous rappelez que j'étais en pause de traitement, une des trois possibilités après ma première chimio...
   Las ! Depuis trois semaines, des ganglions que j'avais dans le cou, se sont mis à grossir... Signe que le monstre se réveille ? Les médecins m'ont dit que les cancers pulmonaires "adoraient monter", ce qui les signale. Ces mêmes ganglions ont permis de détecter ma maladie...
   Jeudi, j'ai repassé un scanner abdominal et pelvien  qui n'a rien décelé. Et mardi, je passe un scanner thoracique et crânien... Voilà. Je suis suspendu à ce résultat pour savoir si le cancer a cessé de se réduire, et peut-être même s'il se ranime...
   Je savais qu'il était fortement réduit, mais pas entièrement... Mais je pouvais rêver qu'il continuait à régresser, poursuivant le mouvement induit par le traitement...
    Le moral tente de rester au beau fixe, mais la pensée n'est pas entièrement libre...
  
   je vous salue tous avec toute mon amitié.
Par ysengrin45
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Lundi 2 novembre 2009

Aujourd’hui je n’ai rien

A vous proposer, mes biquets,

Je sais, ce n’est pas bien,

J’ai un creux dans la pensée,

Un fond que j’ai atteint

Et d’où rien ne remonte,

Courbe, lisse, presque câlin,

Où je me bauge sans honte.

 

Rien à vous dire,

J’entends déjà vos soupirs…

 

Mais le rien est tellement reposant,

Sans devoirs, sans exigence,

Qu’il séduit le fatigué pensant

Que je suis, intéressé à l’expérience.

 

Rien pour mes lecteurs,

Ceux qui m’aiment tant,

Dont j’aime la chaleur,

Mais qui vont perdre leur temps.

 

Comment ça, rien ?

Aucun mot ?

Aucune idée ?

Aucune image ?

 

Mais vous, vous arrivez

A penser le rien ?

Par ysengrin45 - Publié dans : Poésie
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Dimanche 25 octobre 2009

Panne d’inspiration,

C’est le pire

Pour la consécration,

Et qui ne fait pas rire.

 

Essayer le stylo sur la page…

Des fois il y court de lui-même

Comme l’enfant sur la plage,

Riant des traces qu’il y sème.

 

Essayer les mots amicaux

Qui s’aiment et s’appellent,

Les couchés et les verticaux,

On en trouve à la pelle.

 

Raconter une histoire ?

De la mouche sans gloire,

Bourdonnant malheureuse

En quête de subsistance,

Et qui tomba sur l’araignée tueuse

En sa toile, sans plus de résistance.

 

Voilà l’opération,

Les lignes s’écrivent toutes seules

En se passant d’inspiration,

Comme elles veulent.

Par ysengrin45 - Publié dans : Poésie
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Samedi 17 octobre 2009
Salut tous !
   Excusez ce long silence, mais je passe mon temps et mon énergie à gérer et évacuer les chutes de l'élagage.
   Ci-dessous un sujet pas marrant, un texte écrit en novembre 2007... Vous imaginez le travail de destruction du narcissisme et des liens, qui peut pousser un homme au suicide ?

 

Le stress qui vous lancine,

Ne vous laisse pas de repos,

Vous tire au bord de l’abîme

Et vous crie : ce n’est pas trop tôt !

 

Le stress qui vous lamine,

Vous met l’esprit au mitard,

Extirpe de vous la moindre racine

Et vous crie : c’est trop tard !

 

Stress que le travail sème,

Que le petit chef aime,

Que le salarié subit,

Tant pis pour lui.

 

Travailler plus, nous crie t’on,

Motivé, compétent, évalué,

Pression, compétition,

Harcèlement, dénégation,

Pouvoir exacerbé mortifère,

 

Certains arrêtent l’enfer

D’une silencieuse pendaison…

 

Par ysengrin45 - Publié dans : Poésie
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Mercredi 7 octobre 2009

Dérivant en mon sentier fleuri,

Tout de pentes, tout de feuillages,

Au bassin d’une rivière j’aboutis

Et y découvris une oiselle au merveilleux plumage.

 

Je m’arrêtai, interdit,

Dans les frondaisons caché,

Craignant de l’effaroucher,

L’homme, dit-on, est maudit

De ses désirs incessants et inassouvis…

 

La belle se baignait en chantant,

Les oiseaux lui répondaient de leurs chants,

L’eau éclaboussée scintillait,

De ses sauts, ses plongeons, elle riait…

 

Ha ! Captif de mes visions j’avançais…

Et là ! Elle me surprit !...

Sur le champ je me tançai,

Puis me montrai, étouffant tout cri.

C’était elle la saisie,

Et moi qui la surprenais.

- La belle, puis-je avec vous me baigner ?

- Mon Sire, comme il vous plaît.

 

La suite est indicible,

Mais je ferai mon possible.

En nos ébats dans l’eau,

Nous vînmes à coller nos peaux,

Et de là vous savez ce qui arrive,

Une onde de sensualité nous dérive en live,

Et vous savez comment ça finit…

La barque s’emboutit,

La rame pénétra, et dans l’eau s’engloutit,

Les berges explosèrent,

Les eaux bouillonnèrent,

C’était la fête de la rivière.

Par ysengrin45 - Publié dans : Poésie
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